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28/11/2009

La Cité du Dragon

La Guerre de Trente Ans revisitée.


La Fantasy n'a pas très bonne réputation. La Fantasy française encore moins : cette littérature de genre est avant tout anglo-saxonne. Je succombe souvent moi-même à cet à priori : les seuls auteurs de Fantasy valables écriraient dans la langue de Tolkien.

Ce n'est pas le cas de Pierre Pevel. Et l'on aurait tort de croire que, de ce fait, ses livres ne valent rien. Cet admirateur forcené d'Alexandre Dumas n'écrit, certes, pas à la manière de Tolkien. Chez lui, pas de princes déchus, de royaumes perdus, de mondes féériques. Même si, dans son Allemagne du XVIIème siècle cohabitent fées et Dragon. Pas, non plus, de batailles épiques, mais des enquêtes policières mâtinées de fantastique menées de main, de tête et d'épée de maître pas un enquêteur intello et exorciste hors pair, le chevalier Kantz. Homme étrange, amer, secret dont le lecteur découvre petit à petit la vie et les origines. Kantz, personnage sombre et attachant, n'est pas sans rappeler par son côté désabusé le Corwin d'Ambre que j'ai évoqué dans une précédente note. Kantz, le seul héros de Fantasy qui renonce à rentrer chez lui en pleine nuit par respect pour le sommeil de sa vieille servante !

Dans la Trilogie de Wielstadt (Les Ombres de Wielstadt, Les Masques de Wielstadt, Le Chevalier de Wielstadt), Kantz croise très peu de Grands de ce monde. Ses amis sont imprimeurs, aubergiste, policier. Mais il porte sur ses épaules la charge de combattre le Mal. Le Mal, que nul ne peut éradiquer, et qui se nourrit de la folie des hommes. Les Guerres de Religion font le jeu du démon. Et Pevel n'est pas optimiste.

Même si, malgré tout, Wielstadt survit, protégée par les ailes du Dragon. Ce Dragon dont le regard introduit la trilogie, et la referme.

 

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