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11/01/2010

L'Homme qui marchait dans sa tête

Il était une fois Pandora...


2010... Dame Lamberte fait la queue dans un multiplex - Dame Lamberte préfère les cinéma de quartier, mais ils ne projettent rien en 3d. Elle tient à la main un gobelet de Coca-Cola glacé - pourquoi les boissons vendues dans les cinéma sont elles plus froides que l'Atlantique Nord lorsque sombra le Titanic ? Elle attend. Patiemment ? Non, bien sûr ! Dame Lamberte n'est pas patiente. Elle finit, après une longue attente, par recevoir - façon de parler, 3€, c'est cher - des lunettes spéciales des mains d'une ouvreuse accorte. Lunettes qui - le minifilm informatif est très clair - ont été dûment désinfectées avant de lui être remises - H1N1 n"est pas loin, le principe de précaution non plus - et doivent êtres restituées à la fin du film - non, on ne peut les utiliser pour regarder TF1 en relief ! Dame Lamberte les chausse - drôle d'expression "chausser des lunettes" ! Silence ! Le film commence...

 

Un vaisseau spacial dans un futur pas si lointain. Un garçon se réveille à des années-lumières de chez lui. Aigri. Paralysé. Soldat rejeté par l'armée. Pêle copie d'un frère assassiné. Doublure improbable d'un savant aimé de tous.

Vilain petit canard à gueule d'ange, Jake Sully débarque en enfer pour chausser les bottes de son frère. Bottes qui ont la forme d'un avatar, corps sans âme commandé à distance par les pensées de son pilote. Dans le but avoué de redevenir un homme à part entière en retrouvant ses jambes. Peut-être aussi, sans doute, sûrement, pour se confronter à l'image, à la vie, de ce frère idéal et idéalisé. Sa mission : infiltrer l' "ennemi", celui dont l'enfer est la terre, celui dont la terre regorge de richesses, celui qui doit partir pour permettre à l'homme d'exploiter ces richesses. Sa mission : s'introduire chez l'ennemi, gagner sa confiance, et renseigner les siens.

Jake Sully débarque en enfer et trouve un paradis. Un paradis étrange. Un paradis sauvage. Un paradis dangereux. Un paradis quand même. Un paradis où il retrouve ses jambes dans celles de l'avatar. Un paradis où il trouve sa place dans une société étrange et étrangère. Un paradis où il trouve la rédemption au travers de l'amour.

Avatar, de James Cameron, est original dans sa forme. Révolutionnaire. 3D et motion capture en font un film à l'avant-garde de la technique. Impeccablement futuriste. Visuellement splendide. Rien d'autre à ajouter... si ce n'est que ce n'est pas pour çela que je l'ai aimé. Et qu'il est inutile d'aller le voir pour l'originalité de son scénario.

Parce que le scénario d'Avatar n'a rien d'original. Il est archétypal au possible. Il raconte l'histoire d'un jeune homme blessé qui devient Roi d'un autre monde. Jake, c'est le Jack aux haricots magiques, le maître du Chat Botté, un des Pevensies de Narnia. Jake, c'est Ivan l'Idiot, Belgarion de Riva et Riquet à la Houppe. C'est le chevalier errant qui se révèle l'Elu des Dieux. Devient chef de guerre. Chevauche les dragons. Epouse la princesse. Sauve le monde. Et découvre son âme. Jake est un personnage aussi vieux que le monde, ou que l'Humanité. Il est l'Humanité. Il est sa meilleure part.

Charge anticolonialiste. Pamphlet anticapitaliste. Fable écologiste. Plaidoyer en faveur des peuples dits premiers. Avatar est tout ça. Mais surtout, avantout, Avatar est Conte de Fées. Histoire éternelle. Histoire universelle où le crapaud devient prince charmant finit par vaincre l'Ogre.

Et où l'Ogre, c'est nous. La mauvaise part de nous.

Il était une fois Pandora...

 

 

14:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : film, fantasy

Commentaires

Un film révolutionnaire qui fera certainement date dans l'histoire du cinéma. Tout comme l'odysée de l'espace l'a fait, Avatar révolutionne la science-fiction mais marque également un nouveau départ pour la cinématographie. Sur ce, avatar est un petit bijoux qu'il faut savoir apprécier tel un voyageur qui découvre de nouveau paysage. Je conçois que ceux qui ne savent ( malheureusement ) pas se transporter, puissent trouver le film décevant, le scénario est certes classique. La morale est également un peu trop poussée. Seulement on ne peut qu'oublier ces 2 lacunes devant tant de beauté visuelle. Un moment féérique.

Écrit par : Jeux gratuits | 21/01/2010

Les commentaires sont fermés.