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10/03/2012

Dennis !

... and Maggie...


Margareth Thatcher après J. Edgar Hoover. Les cinéastes ont dans la tête de faire interpréter des personnages politiques controversés (et très-très à droite) par des Stars, ces temps-ci. En les "humanisant", ou du moins, en insistant sur leur humanité.

Ce qui n'est pas un mal, parce qu'ils s'agit d'êtres humains.

Et pourtant...

Merryl Sreep interprête une fabuleuse vieille dame qui se souvient... Qui se souvient de sa carrière politique, mais surtout de son mari, Dennis, à qui elle doit peu ou prou sa carrière politique. Celle-ci n'a pas vraiment (hélas !) d'importance dans le film. Ou du moins, ce qu'elle en a fait n'a pas vraiment d'importance. Par contre, la montée en puissance de cette "petite fille d'Anglais moyens" au milieu d'un monde hypramasculin (les scènes de Margareth en bleu tranchant sur ses collègues masculins en noir sont esthétiquement superbes) est parfaitement rendue. Comme est parfaitement rendue son histoire d'amour avec l'homme de l'ombre, Dennis, celui dont elle ne peut se résoudre à accepter la mort.

La Dame de Fer n'est pourtant pas un film féministe. Parce que Maggie Thatcher n'était pas féministe. ce qui est flagrant, dans l'hitoire, c'est que si elle a réussi à gravir les marches du pouvoir en dépit de son sexe, elle n'a pas aidé d'autres femmes à l'imiter. Pourquoi ? Parce qu'elle était trop conservatrice pour ça ?

Peut-être. Ou pas ?

Est-elle conservatrice, la Margareth du film, sous les traits d'une Merryl Streep géniale ? Est-elle conservatrice, ou seulement trop dure, voulant à tout prix s'imposer en tant que femme dans un monde d'hommes ? Voulant à tout prix s'imposer en tant que fille de la classe moyenne dans un monde d'aristocrates ? Car peu importe ce qu'elle fait, politiquement : le film n'y accorde pas grand intérêt (j'aurais voulu plus de détails sur les conséquences de l'attentat de Brighton... ne serait-ce que parce que j'aurais dû être "dans le trou" trous jours après l'attentat de Brighton...). Ce qui compte, c'est Margareth face à l'Angleterre, face aux membres du Parti.

Et face à sa famille.

Face à ce Dennis, drôle et sympa, homme de l'ombre d'une Dame de Fer, et qu'elle ne peut s'empêcher de retenir de partir dans l'au-delà... Le Dennis Thathcher qui est pour elle ce que Clyde Tholson était pour Edgar Hoover.

Les salauds de l'Histoire peuvent-ils être les héros de magnifiques histoires d'amour ?

 

14:31 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thatcher

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