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22/02/2013

Splendeur et misère des courtisanes

Du Capitole à la Roche tarpéienne...


Courtisanes ? Oui. Dans tous les sens du terme. C'est ce qu'étaient la plupart des femmes d'Henry VIII Tudor, Roi d'Angleterre. Courtisanes, ceci dit sans mépris et sans haine. Courtisanes, manipulées, et manipulatrices. Femmes de Cour, femmes de sexe, femmes d'amour...

Il est impossible de mettre les pieds en Angleterre sans rencontrer le fantône d'Henry, et celui de ses six femmes. Henry, fondateur de l'Anglicanisme, et l'un de plus grands rois que la Terre ait connu. L'un des plus grands Rois, et l'un des plus grands tyrans, l'un des plus grands amants, et l'un des maris les plus implacables. Henry, Huitième du nom... Père de Mary la Sanglante (Bloody Mary... que je rencontre sous forme de cocktail chaque fois que je prends l'avion... Superstition, quand tu nous tiens...). Et d'Elizabeth la Grande.

Les Tudor raconte son histoire. Et celle de ses épouses. De ses six épouses. Mais surtout celle d'Anne. Anne Boleyn. La belle d'entre les belles. Et la mère d'Elizabeth.

Il y a Henry (Jonathan Rhys-Meyers). Et Il y a Anne (Natalie Dormer). Jeune. Belle. Fille de diplomate, mais pas de grand seigneur. Et manipulée par sa famille. Par son père. Par son frère. Par tous ceux qui veulent le pouvoir, qui l'utilisent pour arriver au pouvoir... Il l'aime, d'autant plus qu'elle se refuse à lui. Elle.... Elle joue au jeu des trônes. Pour le compte de son père et de son frère. Pour le compte de son Eglise, aussi. Eglise qui n'en est pas encore une, et qui est personnifiée par son ami (sans ironie) Thomas Cromwell (à ne pas confondre avec son neveu Oliver). Jamais, me semble-t-il, dans l'Histoire, un bouleversement religieux et politique majeur n'a dû autant à une histoire - j'allais dire "aventure" - sentimentale. Est-ce que je parle d' "aventure" comme je parle de "courtisane" ? Sans doute. Sans aucun doute. Les histoires d'amour d'Henry sont passionnées, mais sont aussi "dominantes". Et si ses femmes ne sont pas des prostituées, elles sont bel et bien des marionnettes aux mains de leurs proches. Même Jeanne Seymour (qui a eu la "chance" de mourir avant d'être "jetée"). Et, surtout, Anne...

Le Jeu des Trônes... C'est bien de ça qu'il s'agit dans Les Tudors. Autant que dans Game of Thrones. Et je ne crois pas que c'est par hasard que la même actrice interprète Margaery Tyrell et Anne Boleyn. Parce qu'Anne et Margaery sont semblables (enfin, mis à part que Margaery est un personnage de fiction). Belles, faussement pures et virginales, terriblement ambitieuses. Et manipulées par une famille qui place ces pions pour parvenir au pouvoir. Femmes-objets autant que femmes-sujets... Femmes toute-puissantes jusqu'au jour où elles deviennent impuissantes, fût-ce au point d'en mourir.

Le Capitole est proche de la Roche Tarpéïenne...

Hélas... peut-être.

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