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14/09/2013

C'était au temps où Bruxelles chantait...

... et où Toronto croyait au progrès.


J'ai regardé pas mal de séries, cet été. Des séries "à la con", pour la plupart, dont je reparlerai bientôt. Pas des séries intelligentes, du genre The Wire ou Game of Thrones. Enfin, bref... Mais je n'en ai pas honte.

Et, parmi ces séries, il y avait une petite pépite. Murdoch Mysteries. Ou Les enquêtes de l'inspecteur Murdoch, si vous préférez.

Or donc, dans les années 1890, William Murdoch, inspecteur de police, mène l'enquête dans la bonne ville de Toronto, Canada, Empire britannique. Murdoch, catholique (oui, c'est important), féru de sciences et de techniques, amoureux de la charmante médecin-légiste, doutant de lui, mais pas du progrès...

C'est ce qui m'a frappé le plus en regardant cette série pleine de charme : la foi qu'ont la plupart des personnages dans le progrès, dans l'avenir. Ce qui n'est pas sans faire penser aux romans de Jules Verne, contemporains du personnage. Personnage qui, au fil de ses enquêtes, croise des personnages aussi emblématiques que Conan Doyle, H.G. Wells, Jack London, Sir Winston Churchill, le magicien Houdini, l'anarchiste Emma Goldman, les inventeurs Graham Bell et Nicolas Tesla. Personnage qui, au cours de ses enquêtes, et dans sa vie privée, se verra confronté à des problèmes de société qui n'ont pas disparu de nos jours, mais sur lesquels la plupart de nos contemporains portent - et heureusement - un regard bien différent de ceux de William Murdoch.

Un des charmes principaux de la série vient de ses personnages, intelligents et pittoresques, de la médecin-légiste féministe (dans le bon sens du terme) Julia Ogden à l'agent de police-romancier George Crabtree (qui n'est pas sans rappeler un Castle), de l'inspecteur-chef Brackenreed, alcoolique, mari d'une membre des ligues de tempérence, et amateur d'opéra et de théâtre classique, au génial inventeur James Pendrick, qui se retrouve à tout bout de champ victime d'escrocs et accusé de crimes variés (oui, je l'avoue, j'éprouve une sympathie particulière pour James Pendrick) alors qu'il ne désire (jusqu'ici) qu'améliorer la condition humaine.

Bref, Murdoch Mysteries, dans la multitude de séries policières qui encombrent les chaînes de télévision et les  sites de streaming, fait souffler un vent de fraîcheur bienvenue. Parce qu'elle nous montre une époque où l'on croyait plus que tout au progrès et en l'avenir ? Ou parce que les personnages, malgré leurs malheurs et leurs turpitudes, y croient encore à l'avenir ?

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