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04/04/2014

Quand Giant Jack...

... était Little Jack


Edimbourg, en l'An de Grâce 1874. Enfin, de Grâce... C'est l'hiver le plus froid du monde, et Madeleine, sage-femme, sorcière, médecin des pauvres et des réprouvés met au monde un petit garçon au coeur gelé. A qui elle greffera une horloge à la place de l'organe défaillant. Et qu'elle élèvera comme son fils. Jack.

Jack, futur géant, futur Docteur en Ombrologie, mais qui n'est, dans le film de Stéphane Berla, tiré du livre de Mathias Malzieu, La Mécanique du Coeur, qu'un gamin qui doit respecter trois règles. Ne jamais toucher aux aiguilles de son coeur artificiel. Ne jamais se mettre en colère.

Et, surtout, surtout...

Ne jamais tomber amoureux.

Mais le coeur a ses raisons que la raison ignore. Et Jack tombera amoureux.

Il y a du Tim Burton dans cette histoire, à la fois magique et cruelle. A la fois délicate et sombre. Du Tim Burton de Big Fish, et d'Edward aux Mains d'Argent. De l'ambiance onirique de ces films, où se croisent monstres de foire, êtres mécaniques et poètes décalés. A l'instar de Georges Méliès, qui emmènera Jack dans un voyage initiatique à travers l'Europe. Voyage ayant pour but de retrouver Miss Acacia, le grand amour de Jack.

La Mécanique du Coeur n'est pas un film pour enfants, et ne se termine pas par un Happy End. Mais il peut transporter les adultes dans un monde dur et féérique. Un monde où l'Amour conduit à la délivrance, et à la mort.

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